Ce genre de fatigue ne se règle pas avec des conseils

Il existe une fatigue dont on parle peu.
Une fatigue qui ne disparaît pas avec un week-end de repos, une meilleure organisation ou quelques astuces bien choisies.
Ce n'est pas une fatigue physique.
Ce n'est pas non plus un burn-out au sens classique du terme.
C'est une fatigue plus discrète, plus profonde.
Une fatigue qui s'installe chez des personnes qui tiennent, qui avancent, qui assument… mais qui sentent que quelque chose s'érode à l'intérieur.
Et cette fatigue-là ne se règle pas avec des conseils.
Une fatigue qui ne dit pas son nom
Les personnes que j'accompagne ne viennent pas me voir en disant : « Je suis épuisé·e. »
Elles disent plutôt :
-
« J'ai l'impression de tourner en rond. »
-
« Je n'arrive plus à prendre du recul. »
-
« Je fais tout ce qu'il faut, mais je ne me sens pas aligné·e. »
-
« Je ne sais plus très bien ce que je veux. »
À l'extérieur, tout fonctionne. À l'intérieur, quelque chose tire.
Cette fatigue n'est pas spectaculaire. Elle est silencieuse, persistante, tenace.
Pourquoi les conseils ne fonctionnent plus
Quand on ressent cette fatigue, le premier réflexe est souvent de chercher des solutions rapides :
-
mieux s'organiser,
-
prioriser différemment,
-
prendre de nouvelles habitudes,
-
lire un livre de développement personnel,
-
demander conseil à quelqu'un "qui a réussi".
Ces conseils peuvent être utiles…
mais ils n'atteignent pas le cœur du problème.
Pourquoi ?
Parce qu'ils s'adressent à ce que tu fais,
pas à l'endroit depuis lequel tu fais.
La différence entre fatigue d'action et fatigue de posture
Il est essentiel de distinguer deux types de fatigue.
La fatigue d'action
Elle vient de la surcharge, du trop-plein, du manque de repos.
Elle se régule avec :
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du sommeil,
-
du temps,
-
des ajustements concrets.
La fatigue de posture
Elle vient d'un désalignement.
D'un écart entre :
-
ce que tu portes,
-
ce que tu montres,
-
ce que tu ressens vraiment.
Et cette fatigue-là ne se règle pas en faisant "un peu mieux" ce que tu fais déjà.
Quand tu es devenu·e expert·e de l'adaptation
Beaucoup de personnes touchées par cette fatigue ont un point commun : elles sont très adaptées.
Elles savent :
-
lire une situation,
-
anticiper les attentes,
-
ajuster leur posture selon l'interlocuteur,
-
naviguer entre plusieurs mondes.
Souvent, ce sont des personnes :
-
à parcours mixte ou atypique,
-
biculturelles ou en mobilité sociale,
-
minoritaires dans leur environnement,
-
dirigeantes ou indépendantes,
-
coincées entre ancien monde et transformations profondes (IA, nouveaux modèles).
Elles savent tenir.
Mais à force, tenir devient pesant.
Le piège : continuer à chercher des réponses externes
Quand la fatigue s'installe, beaucoup redoublent d'efforts :
« Il doit me manquer quelque chose. Un outil. Une méthode. Un bon conseil. »
Mais cette logique maintient le problème. Car plus tu cherches à t'adapter sans te repositionner, plus tu renforces le décalage intérieur.
Ce que cette fatigue signale vraiment
Cette fatigue n'est pas un échec. Elle est un signal.
Elle dit souvent :
-
que tu as dépassé un seuil,
-
que ce qui fonctionnait avant ne suffit plus,
-
que ta posture actuelle n'est plus ajustée à ce que tu vis.
Elle apparaît fréquemment :
-
quand les responsabilités augmentent,
-
quand les repères bougent,
-
quand tu tiens plusieurs loyautés en même temps,
-
quand tu es seul·e pour décider.
Pourquoi on se sent coupable de cette fatigue
Le plus difficile, ce n'est pas la fatigue elle-même. C'est ce qu'on se raconte à son sujet.
Beaucoup pensent :
-
« Je n'ai pas le droit d'être fatigué·e. »
-
« D'autres ont pire que moi. »
-
« Je devrais y arriver. »
Alors ils minimisent, rationalisent, intellectualisent.
Mais cette fatigue ne disparaît pas parce qu'on la nie.
Elle s'installe plus profondément.
La solitude du rôle : un facteur clé
Cette fatigue est particulièrement fréquente chez celles et ceux qui :
-
portent une fonction de décision,
-
sont responsables d'autres personnes,
-
doivent donner une direction,
-
n'ont pas d'espace pour déposer leurs doutes.
Dirigeants, managers, entrepreneurs, indépendants :
plus tu es attendu·e, moins tu as le droit de vaciller.
Et pourtant…
c'est précisément là que la fatigue se loge.
L'illusion du "il suffit de…"
« Il suffit de prendre du recul. »
« Il suffit de mieux t'organiser. »
« Il suffit de lâcher prise. »
Ces phrases sont souvent bien intentionnées. Mais elles passent à côté de l'essentiel.
On ne "prend pas du recul" quand on n'a aucun espace pour le faire.
On ne "lâche pas prise" quand on est le seul point d'appui.
On ne se repositionne pas par injonction.
Ce que les conseils ignorent
Les conseils ignorent souvent :
-
l'histoire personnelle,
-
les loyautés invisibles,
-
les contradictions internes,
-
les tensions systémiques.
Ils supposent que tout est une question de volonté.
Or, cette fatigue n'est pas un problème de motivation.
C'est un problème de cohérence intérieure.
Pourquoi le coaching est différent
Le coaching n'est pas un espace de conseils. S'il l'était, il serait inutile pour ce type de fatigue.
Le coaching est un espace où :
-
tu peux ralentir sans t'effondrer,
-
tu peux dire ce qui ne se dit pas ailleurs,
-
tu peux penser sans devoir décider immédiatement.
Ce n'est pas un lieu où l'on te dit quoi faire.
C'est un lieu où tu peux retrouver l'endroit depuis lequel tu fais.
Revenir à la posture plutôt qu'à la solution
Quand on est fatigué·e de cette manière, la question n'est pas :
« Que dois-je faire de plus ? »
Mais plutôt :
« D'où est-ce que je fais ce que je fais ? »
Quelle posture tu tiens ?
Pour qui ?
À quel prix ?
Ce sont des questions inconfortables. Mais elles sont libératrices.
L'Entre-Deux comme lieu d'usure… ou de transformation
Beaucoup de personnes vivent dans un Entre-Deux permanent :
-
entre deux mondes,
-
deux systèmes de valeurs,
-
deux cultures,
-
deux temporalités.
Tant que cet Entre-Deux n'est pas pensé, il use.
Quand il est reconnu et travaillé, il peut devenir une force.
Pourquoi cette fatigue s'accentue aujourd'hui
Le contexte actuel amplifie ce phénomène :
-
accélération des rythmes,
-
pression de performance,
-
transformation technologique (IA),
-
incertitude constante.
Les repères se déplacent.
Les rôles se brouillent.
Les attentes augmentent.
Et beaucoup continuent à avancer… sans se repositionner.
Ce que cette fatigue t'invite à faire (sans te forcer)
Cette fatigue ne te demande pas :
-
d'aller plus vite,
-
d'être plus fort·e,
-
de t'adapter encore.
Elle t'invite à :
-
t'arrêter un instant,
-
regarder ce que tu portes,
-
questionner ce qui est encore juste.
C'est un mouvement intérieur, pas une action supplémentaire.
Pourquoi on ne peut pas faire ce travail seul·e
Parce que seul·e, on reste souvent :
-
dans la tête,
-
dans la justification,
-
dans l'habitude.
Un espace d'accompagnement permet :
-
de mettre des mots,
-
de faire émerger ce qui est confus,
-
de nommer les tensions réelles.
Pas pour te dire quoi faire. Pour t'aider à te réentendre.
Le coaching comme espace de décantation
Le coaching offre :
-
du temps,
-
de la présence,
-
une écoute engagée,
-
une confrontation juste.
Pas une validation permanente.
Pas une opposition stérile.
Un espace où tu peux être à la fois :
-
compris·e,
-
et déplacé·e.
Ce que tu peux attendre (et ne pas attendre)
Tu peux attendre :
-
plus de clarté,
-
un apaisement progressif,
-
une posture plus stable,
-
des décisions plus justes.
Tu ne peux pas attendre :
-
des réponses toutes faites,
-
une disparition immédiate de l'inconfort,
-
une solution miracle.
Mais souvent, c'est suffisant pour que la fatigue change de nature.
Quand la fatigue devient un passage
Chez beaucoup, cette fatigue marque un passage :
-
vers plus de justesse,
-
vers moins de compromis internes,
-
vers une posture plus assumée.
Elle n'annonce pas une chute.
Elle annonce une réorganisation intérieure nécessaire.
Ecouter ce que cette fatigue te dit
Si tu te reconnais dans ces lignes, sache une chose :
Tu n'es pas faible.
Tu n'es pas en retard.
Tu n'as pas "raté quelque chose".
Tu es peut-être simplement arrivé·e à un endroit où les conseils ne suffisent plus.
Et c'est souvent là que commence un vrai travail de fond.
Et maintenant ?
Si cette fatigue te parle, si tu sens qu'elle mérite autre chose que des astuces ou des recettes,
je propose un espace pour ça.
Pas pour te dire quoi faire.
Pour t'aider à retrouver une posture juste,
dans ce que tu vis aujourd'hui.
Tu peux me contacter si tu le souhaites.
On prendra le temps de voir si cet accompagnement est pertinent pour toi.
Ce genre de fatigue ne se règle pas avec des conseils.
Elle se traverse, accompagnée.
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