Quel point commun entre mon métier de coach et mon ancien métier de producteur ?
Certaines personnes ne viennent pas en coaching parce qu'elles ne savent pas qui elles sont.
Il y a des personnes qui ne quittent pas le salariat parce qu'elles manquent de courage, de discipline ou de loyauté.
Il y a des transitions professionnelles qui ne commencent pas par une grande envie de liberté.
Il y a des moments où l'on se croit relativement solide dans sa posture.
Certain·es entrepreneur·es ne viennent pas en coaching parce que tout s'effondre.
Il y a des personnes qui ne quittent pas un chemin parce qu'il est mauvais.
Il y a des personnes qui ne sont pas désorganisées.
Pas de rupture spectaculaire. Pas forcément de burn-out. Pas de scène de film où l'on claque une porte au ralenti pendant qu'une musique inspirante démarre — dommage pour le cinéma, mais la vraie vie est souvent plus discrète.
J'aime accompagner les femmes.
Entre 18 et 25 ans, beaucoup de jeunes adultes doivent répondre à des questions immenses avec des repères encore fragiles : quelles études choisir ? Quel métier viser ? Faut-il continuer, bifurquer, arrêter, repartir ? Faut-il écouter ses parents, ses envies, le marché, les professeurs, les réseaux sociaux, les amis qui semblent déjà avoir une vie...
Entrepreneurs : quand "tenir" devient une addiction invisible
À 18 ans, je n'avais pas encore les bons mots, mais j'avais déjà le fond
Pourquoi ce sujet apparemment banal révèle souvent quelque chose de plus profond
Un·e dirigeant·e dit souvent :
« J'ai besoin d'être accompagné·e. »
Il y a des parcours que l'on comprend mal parce qu'on les regarde trop vite.
Olivier est entrepreneur dans le bâtiment.
Il se lève tôt, finit tard, répond entre deux chantiers, chiffre dans sa camionnette, rappelle un client à 21h14, renégocie un fournisseur en pensant à un retard de paiement, puis s'endort avec cette phrase un peu absurde, mais très sincère : "Je bosse comme un dingue, mais je n'ai jamais l'impression...
Avant de créer son activité, Coraline Peyrot n'avait rien d'une personne "en errance". Elle n'était pas perdue, pas désorganisée, pas incapable de s'insérer. Elle avait un master en langues, plusieurs expériences salariées derrière elle, des compétences solides, de la rigueur, un vrai sens de l'organisation et un relationnel qu'elle revendique...
Avoir du mal à poser des limites nettes
On raconte souvent la création d'entreprise comme un geste de courage.
Le plus simple serait de traiter le masculinisme comme un problème extérieur.
Il y a des moments professionnels qui n'ont rien de spectaculaire, mais qui usent profondément.
On parle beaucoup de liberté quand on parle d'entrepreneuriat.
Sur le papier, devenir indépendant·e coche beaucoup de cases désirables.
Il y a une fatigue très particulière chez celles et ceux qui se disent, parfois en silence :
Il y a des moments où, extérieurement, tout semble aller dans le bon sens.
Tu connais probablement la théorie.
Il y a des périodes où l'activité ne baisse pas franchement, ne s'effondre pas, ne s'arrête pas.
Elle ondule.
Beaucoup de personnes que j'accompagne ne manquent ni d'intelligence, ni de courage, ni de bonne volonté.
Sur le papier, c'était simple. Tu allais enfin arrêter de tout porter seul·e. Tu allais déléguer une partie de l'opérationnel, sortir la tête de l'eau, te concentrer sur les sujets importants, retrouver du temps, de la hauteur, peut-être même une vie.






























