Ma méthode de coaching

Parler de coaching est souvent abstrait.
On évoque des notions comme la posture, la légitimité, la confiance, l'alignement… sans toujours comprendre comment cela se travaille concrètement, séance après séance.
C'est volontaire.
Le coaching n'est pas une méthode standardisée que l'on applique mécaniquement.
C'est un processus vivant, profondément humain, qui s'adapte à chaque personne, à son histoire, à son contexte et à ce qu'elle vit ici et maintenant.
Pourtant, une question revient souvent :
« Mais concrètement, comment tu travailles ? »
Cet article est une réponse à cette question.
Je vais te présenter ma méthode de coaching par l'exemple, à travers l'accompagnement de Sarah (prénom modifié), cheffe d'entreprise et consultante en accompagnement stratégique de dirigeants de PME.
Son problème apparent :
👉 elle sous-évaluait ses tarifs.
Son problème réel :
👉 un conflit de légitimité silencieux, lié à son âge, son genre et sa position dans un environnement majoritairement masculin.
Qui est Sarah ?
Sarah a 34 ans.
Elle est cheffe d'entreprise et consultante indépendante en accompagnement stratégique de dirigeants de PME.
Son parcours est solide :
-
formation reconnue,
-
plusieurs années d'expérience,
-
des résultats concrets chez ses clients,
-
une excellente capacité d'analyse et de structuration.
Sur le papier, tout va bien.
Et pourtant, quand elle arrive en coaching, elle formule une demande très précise :
« Je sais que je suis compétente, mais je n'arrive pas à facturer à la hauteur de ce que je fais. »
Le symptôme : des tarifs trop bas
Sarah accompagne principalement des dirigeants de PME :
-
souvent plus âgés qu'elle,
-
majoritairement des hommes,
-
avec des parcours entrepreneuriaux "classiques".
Elle propose des missions de conseil stratégique à forte valeur ajoutée :
-
clarification de vision,
-
aide à la prise de décision,
-
structuration de la croissance,
-
accompagnement du dirigeant dans sa posture.
Mais ses tarifs sont systématiquement en dessous du marché.
Elle le sait.
Ses pairs le lui disent.
Ses clients eux-mêmes lui font parfois remarquer.
Et pourtant, elle n'arrive pas à les augmenter durablement.
Ce que Sarah croit être son problème
Lors de nos premières séances, Sarah formule plusieurs hypothèses :
-
« Je manque peut-être encore d'expérience. »
-
« Je suis plus jeune, donc je dois rester prudente. »
-
« Je ne veux pas donner l'impression d'abuser. »
-
« Dans ce milieu, en tant que femme, je dois faire mes preuves plus longtemps. »
Elle ne se dévalorise pas ouvertement.
Elle parle calmement, rationnellement.
Mais une chose est frappante :
👉 elle justifie beaucoup.
C'est un premier indicateur clé en coaching.
Ma méthode – Étape 1 : ne pas corriger trop vite
Beaucoup d'approches de coaching ou de conseil auraient commencé par :
-
une étude de marché,
-
une comparaison de tarifs,
-
une recommandation chiffrée,
-
un plan d'augmentation progressive.
Ce n'est pas par là que je commence.
Pourquoi ?
Parce que changer le comportement sans traiter la posture conduit presque toujours à un retour en arrière.
Dans ma méthode, la première étape n'est jamais :
« Que dois-tu faire ? »
Mais :
« Qu'est-ce qui t'empêche réellement de le faire ? »
Étape 2 : déplacer le regard du tarif vers la posture
Très vite, je fais un pas de côté avec Sarah.
Je ne lui demande pas :
-
combien elle facture,
-
combien elle voudrait facturer.
Je lui demande :
-
« Comment te sens-tu quand tu annonces ton tarif ? »
-
« Que se passe-t-il dans ton corps à ce moment-là ? »
-
« Quelle image de toi as-tu quand tu es face à ces dirigeants ? »
Ces questions déplacent le sujet :
-
du rationnel vers le vécu,
-
du discours vers l'expérience intérieure.
Et là, quelque chose apparaît.
Ce qui se joue réellement : un Entre-Deux invisible
Sarah n'est pas simplement une consultante.
Elle est :
-
une femme plus jeune,
-
face à des hommes plus âgés,
-
occupant une position d'autorité symbolique (le conseil stratégique),
-
dans un univers historiquement masculin.
Elle vit un Entre-Deux permanent :
-
compétente mais pas totalement reconnue intérieurement,
-
experte mais perçue (selon elle) comme "jeune",
-
légitime sur le fond, fragile sur la forme.
Cet Entre-Deux ne l'empêche pas de travailler.
Il l'empêche de se positionner pleinement.
Étape 3 : nommer le conflit de loyauté
Un moment clé du coaching arrive quand Sarah dit cette phrase :
« J'ai l'impression que si je facture plus cher, je vais me faire rejeter ou ridiculiser. »
Ce n'est pas une peur irrationnelle.
C'est une peur contextuelle, liée à :
-
des expériences passées,
-
des représentations sociales,
-
des rapports de pouvoir implicites.
En coaching, je ne cherche pas à rassurer trop vite.
Je cherche à comprendre à quoi Sarah est loyale.
Et ce que nous mettons à jour, c'est un conflit de loyauté :
-
Loyauté à une image de "femme compétente mais discrète".
-
Loyauté à un système où l'autorité masculine est encore dominante.
-
Loyauté à une peur ancienne de "prendre trop de place".
Tant que ce conflit n'est pas conscient, toute action reste instable.
Étape 4 : travailler la légitimité ressentie, pas la légitimité prouvée
C'est un point central de ma méthode.
Sarah n'avait pas un problème de légitimité objective.
Elle avait :
-
des résultats,
-
des références,
-
des compétences.
Son problème était une légitimité non ressentie.
Or, la légitimité ressentie ne se travaille pas par :
-
des arguments,
-
des diplômes,
-
des comparaisons.
Elle se travaille par :
-
la mise en cohérence intérieure,
-
la clarification de la posture,
-
l'alignement entre identité et rôle.
Étape 5 : revisiter la place qu'elle occupe
Je propose alors à Sarah un travail fondamental :
« Quand tu es face à ces dirigeants, qui es-tu exactement ? »
Pas :
-
une jeune femme face à des hommes expérimentés,
-
pas une "prestataire" qui doit convaincre.
Mais :
-
une professionnelle qui occupe une fonction précise,
-
un rôle clair,
-
une responsabilité définie.
Nous travaillons sur :
-
la distinction entre la personne et la fonction,
-
ce qu'elle prend en charge,
-
ce qui ne lui appartient pas.
C'est là que la posture commence à se transformer.
Étape 6 : sortir du regard supposé des autres
Un autre pilier de ma méthode consiste à identifier ce que j'appelle :
👉 le regard supposé.
Sarah se positionnait non pas à partir :
-
de ce qu'elle savait,
-
de ce qu'elle faisait,
mais à partir de ce qu'elle imaginait que ses clients pensaient d'elle.
En coaching, nous déconstruisons ce mécanisme :
-
qu'est-ce qui est factuel,
-
qu'est-ce qui est projeté,
-
qu'est-ce qui est hérité de schémas plus anciens.
Ce travail est souvent libérateur.
Étape 7 : réintroduire l'action… au bon moment
Ce n'est qu'après ce travail de fond que nous revenons à la question initiale :
👉 le tarif.
Mais cette fois, la question est différente.
Ce n'est plus :
« Est-ce que j'ose augmenter ? »
C'est :
« À partir de quelle posture est-ce que j'annonce mon tarif ? »
Nous travaillons :
-
la formulation,
-
le silence après l'annonce,
-
la capacité à tenir le prix sans se justifier.
Ce ne sont pas des techniques.
Ce sont des expressions de posture.
Le résultat (et pourquoi il est durable)
Sarah a augmenté ses tarifs.
Progressivement, mais clairement.
Mais surtout :
-
elle ne les a plus baissés ensuite,
-
elle n'a plus sur-justifié,
-
elle a attiré des clients plus alignés.
Ce qui a changé n'est pas seulement son chiffre d'affaires.
C'est sa relation à son rôle.
Ce que cet exemple dit de ma méthode de coaching
Ma méthode repose sur plusieurs principes clés :
-
Le symptôme n'est jamais le vrai problème
Le tarif, la prise de parole, la décision, la visibilité… sont des révélateurs. -
La posture précède l'action
Sans travail de posture, toute action reste fragile. -
La légitimité se ressent avant de se démontrer
Tant que l'intérieur ne suit pas, l'extérieur résiste. -
Le coaching est un espace de mise en cohérence
Entre identité, rôle, histoire et contexte. -
Le changement durable est toujours sobre
Pas spectaculaire. Mais profondément stable.
À qui s'adresse cette méthode
Cette méthode s'adresse particulièrement à :
-
des femmes dirigeantes ou consultantes,
-
des profils minoritaires dans leur environnement,
-
des entrepreneurs ou décideurs isolés,
-
des personnes compétentes qui se sous-positionnent,
-
des professionnels en Entre-Deux identitaire ou générationnel.
Pourquoi le coaching est parfois nécessaire
Sarah n'aurait probablement pas résolu ce sujet seule.
Non pas par manque d'intelligence ou de volonté,
mais parce que certains angles morts ne se voient pas de l'intérieur.
Le coaching offre :
-
un miroir,
-
un espace de sécurité,
-
une confrontation juste,
-
un temps pour penser autrement.
Le coaching, ce n'est pas "aller mieux"
Le coaching, tel que je le pratique, n'est pas là pour :
-
rassurer,
-
motiver,
-
encourager artificiellement.
Il est là pour :
-
remettre de la justesse,
-
permettre un repositionnement,
-
aider à tenir sa place sans se trahir.
L'exemple de Sarah n'est pas exceptionnel.
Il est représentatif de nombreuses situations où :
le problème n'est pas la compétence,
mais la posture depuis laquelle on l'exerce.
Tu te reconnais dans cet exemple ?
Si tu es :
-
compétent·e mais sous-positionné·e,
-
en tension entre ce que tu sais faire et ce que tu oses incarner,
-
fatigué·e de t'adapter sans te sentir pleinement légitime,
alors un accompagnement peut t'aider.
Pas pour te changer.
Mais pour t'aider à te tenir à ta juste place.
👉 Tu peux me contacter, nous verrons ensemble si cette méthode est faite pour toi.
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