Le coaching n’est pas là pour te motiver, mais pour te repositionner

Le mot coaching est partout.
Sur les réseaux sociaux, dans les entreprises, dans les discours de performance personnelle.
On l'associe souvent à la motivation, au dépassement de soi, à l'énergie retrouvée, à l'action.
Pourtant, pour beaucoup de personnes que j'accompagne, ce n'est pas de motivation dont elles manquent.
Elles avancent.
Elles tiennent.
Elles assument.
Ce qui leur fait défaut, ce n'est pas l'envie d'agir.
C'est la clarté intérieure.
C'est la justesse de la posture.
C'est le sentiment d'être à leur place dans un monde qui bouge trop vite.
Le coaching, tel que je le pratique, n'est donc pas là pour te pousser.
Il est là pour te repositionner.
Pourquoi la motivation est une fausse réponse à un vrai malaise
La motivation est devenue une injonction contemporaine.
Quand quelque chose ne va pas, on te dit :
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"remets-toi en mouvement",
-
"sois plus positif",
-
"reprends confiance",
-
"booste ton mindset".
Mais beaucoup de professionnels, de dirigeants, de personnes en responsabilité, ne sont pas démotivés. Ils sont désalignés.
Ils vivent :
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une fatigue qui ne disparaît pas avec le repos,
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un doute qui persiste malgré les réussites,
-
une sensation d'être "à côté", sans pouvoir l'expliquer.
Dans ces situations, la motivation devient presque violente.
Elle pousse là où il faudrait s'arrêter et regarder autrement.
Le grand malentendu autour du coaching
Le coaching souffre aujourd'hui d'un malentendu profond, presque structurel. Dans l'imaginaire collectif, il est souvent présenté comme :
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un outil de motivation,
-
un accélérateur de performance,
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une méthode pour "aller plus loin",
-
un levier pour atteindre des objectifs plus vite.
Ce discours n'est pas faux en soi.
Mais il est incomplet — et parfois même contre-productif.
Car pour beaucoup de personnes que j'accompagne, le problème n'est pas l'élan.
Elles ne manquent ni d'envie, ni d'engagement, ni de capacité à agir.
Elles sont déjà en mouvement. Souvent même trop.
Le véritable malentendu, c'est de croire que le coaching sert à pousser quelqu'un à faire plus, là où il s'agit souvent de l'aider à comprendre depuis quel endroit il agit.
Dans ces situations, motiver davantage revient à renforcer une mécanique déjà fragile :
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suradaptation,
-
réaction permanente,
-
perte de repères internes,
-
confusion entre ce qui est attendu et ce qui est juste.
Le coaching que je pratique ne vient pas ajouter une couche d'énergie ou de pression. Il vient interrompre le flux, créer un temps de recul, et remettre de la conscience là où tout allait trop vite.
Le coaching n'est donc pas un outil pour aller plus vite.C'est un espace pour aller plus juste.
Se repositionner : de quoi parle-t-on vraiment ?
Se repositionner, ce n'est pas :
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changer de métier à tout prix,
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prendre une décision radicale,
-
"tout envoyer balader".
Se repositionner, c'est :
-
clarifier qui tu es dans ce que tu fais,
-
comprendre ce qui t'appartient et ce qui ne t'appartient pas,
-
remettre de la cohérence entre ton histoire, ton rôle actuel et ta direction.
C'est un travail intérieur, lent, parfois inconfortable, mais profondément structurant.
Les personnes que j'accompagne ne sont pas en panne
Les personnes qui viennent me voir ne sont pas "en difficulté" au sens classique.
Ce sont souvent :
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des dirigeants ou managers isolés,
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des entrepreneurs qui portent seuls la charge mentale,
-
des indépendants en décalage avec leur environnement,
-
des profils à parcours mixte, biculturel ou atypique,
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des personnes minoritaires dans leur cadre professionnel ou social.
Elles sont compétentes. Elles sont reconnues.
Mais elles se sentent entre plusieurs mondes.
L'Entre-Deux : une position exigeante et invisible
Vivre dans l'Entre-Deux, c'est :
-
comprendre plusieurs systèmes sans appartenir complètement à aucun,
-
s'adapter en permanence,
-
traduire, ajuster, contenir.
Avec le temps, cette capacité devient une fatigue.
On devient expert de l'adaptation, mais on perd le lien avec ce qui est juste pour soi.
Le coaching intervient précisément là : pour rendre habitable cette position, sans se renier.
Pourquoi la motivation ne suffit pas dans l'Entre-Deux
Motiver quelqu'un qui vit dans l'Entre-Deux revient souvent à lui dire :
"Continue à faire ce que tu fais, mais avec plus d'énergie."
Or, ce n'est pas d'énergie dont il manque. C'est de lisibilité intérieure.
Le risque, sinon, est de renforcer :
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la suradaptation,
-
la perte de repères,
-
le sentiment de ne jamais être vraiment à sa place.
Le rôle du coach : créer un espace que la personne n'a plus
Dans beaucoup de contextes professionnels et personnels, il n'existe plus d'espace pour :
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douter sans perdre la face,
-
réfléchir sans devoir conclure,
-
parler sans être jugé ou évalué.
Le rôle du coach est d'ouvrir cet espace.
Un espace :
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sécurisé,
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confidentiel,
-
sans enjeu de performance immédiate.
C'est dans cet espace que le repositionnement devient possible.
Un coach n'est pas là pour rassurer à tout prix
Contrairement à une idée reçue, mon rôle n'est pas de :
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valider systématiquement ce que tu ressens,
-
aller dans ton sens,
-
t'apaiser coûte que coûte.
Un coach n'est ni un ami, ni un parent, ni un manager.
Il est là pour :
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écouter,
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questionner,
-
confronter avec justesse,
-
nommer ce qui se joue, même quand c'est inconfortable.
La sécurité du cadre permet justement cette confrontation.
Repositionnement et responsabilité
Se repositionner, c'est aussi accepter une chose essentielle :
reprendre la responsabilité de sa posture.
Cela signifie :
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cesser de faire porter aux autres ce qui nous appartient,
-
reconnaître les choix que l'on fait, même par défaut,
-
sortir de la réaction permanente.
Le coaching n'enlève pas la responsabilité. Il la rend plus consciente.
Dirigeants et managers : sortir de la réaction permanente
Chez les dirigeants et managers, le besoin de repositionnement est souvent criant.
Ils vivent :
-
une pression constante,
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des injonctions contradictoires,
-
une solitude décisionnelle forte.
La motivation est rarement le problème.
C'est plutôt :
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l'absence de recul,
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la perte de vision,
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la difficulté à tenir une posture stable dans l'incertitude.
Le coaching devient alors un espace stratégique, pas thérapeutique.
Indépendants et entrepreneurs : quand le sens se dilue
Pour les indépendants, consultants, entrepreneurs, le risque est différent.
À force de :
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répondre aux demandes,
-
s'adapter au marché,
-
ajuster son discours,
on peut perdre :
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le sens initial,
-
la cohérence de son positionnement,
-
le plaisir même d'exercer.
Là encore, la motivation ne résout rien. Le repositionnement, oui.
Minorité professionnelle et légitimité intérieure
Être minoritaire dans son cadre professionnel demande une vigilance permanente.
On observe plus.
On se censure parfois.
On ajuste son comportement.
Avec le temps, cela peut créer :
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un doute diffus,
-
une fatigue de loyauté,
-
une légitimité intellectuelle non ressentie.
Le coaching permet de différencier :
-
ce qui relève du contexte,
-
de ce qui relève de toi.
Et de reconstruire une posture solide, non dépendante du regard dominant.
Coaching et intelligence artificielle : un enjeu de posture
À l'ère de l'IA, le repositionnement devient encore plus crucial.
Les outils :
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automatisent,
-
assistent,
-
confirment.
Mais ils ne challengent pas réellement. Ils vont souvent dans le sens de ce que l'on exprime.
Le coaching, lui, introduit :
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de la contradiction humaine,
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du discernement,
-
de la responsabilité incarnée.
Là où l'IA rassure, le coach aide à aller plus juste, pas seulement à se sentir mieux.
Ce que le coaching n'est pas
Pour être clair, le coaching que je propose n'est pas :
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une thérapie,
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un conseil,
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une formation,
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un accompagnement de confort.
Il ne s'agit pas d'appliquer une méthode. Il s'agit de penser autrement sa position.
Comment se déroule concrètement un accompagnement
Un accompagnement de coaching se construit dans la durée.
Il repose sur :
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des échanges réguliers,
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une relation de confiance,
-
un cadre clair.
Chaque séance est un espace où l'on peut :
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déposer,
-
clarifier,
-
relier,
-
décider.
Le rythme, la durée, la profondeur s'adaptent à ta situation.
Pourquoi le coaching n'est pas fait pour tout le monde
Le coaching n'est pas utile si :
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tu cherches une solution rapide,
-
tu veux qu'on décide à ta place,
-
tu refuses d'être confronté à toi-même.
Il est pertinent si :
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tu es prêt à regarder ce qui se joue vraiment,
-
tu acceptes de ralentir pour mieux décider,
-
tu veux tenir ta place sans te trahir.
Le vrai bénéfice du coaching : une posture habitable
À l'issue d'un travail de repositionnement, ce qui change n'est pas toujours spectaculaire.
Mais souvent :
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les décisions deviennent plus claires,
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les limites mieux posées,
-
la fatigue moins diffuse,
-
le sentiment de cohérence revient.
On ne fait pas moins. On fait depuis un endroit plus juste.
Pourquoi le coaching est un travail de fond
Le coaching n'est pas là pour te motiver à continuer coûte que coûte. Il est là pour t'aider à te demander :
« Depuis quel endroit est-ce que j'avance ? »
Dans un monde qui valorise l'adaptation permanente, le repositionnement devient un acte presque subversif.
Mais c'est souvent le seul moyen de :
-
durer,
-
décider avec justesse,
-
rester aligné.
Tu te reconnais dans ce besoin de repositionnement ?
J'accompagne des personnes qui vivent :
-
entre plusieurs mondes,
-
ou seules dans leur rôle,
-
et qui ne veulent plus s'adapter au prix d'elles-mêmes.
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Pas pour être motivé. Pour te repositionner.
